L’adversaire.
De l’envie mordante de t’embrasser cette nuit-là, je garde le regret d’avoir remis au lendemain ce que jamais plus il ne me sera permis de faire. On voudrait pouvoir convaincre. Comme lui a su raisonner ses sentiments et les éteindre, on voudrait pouvoir brûler d’autres peaux en un regard. Dans ses yeux si tu pouvais seulement voir On voudrait avoir été plus passionnés, pour que reste de nous quelque chose de plus fort. De moins convenable. De moins détaché. Mais dans ton décompte amoureux, pas même une moitié ne me sera accordée. Et j’ai beau rester impassible devant les cartes, devant ton bonheur prédit que toi-même tu ignores peut-être encore, il y a au fond de moi, une douleur sourde. Et dans mes yeux
